Lost Vape Centaurus : où en est la gamme
Peu de familles de produits durent aussi longtemps dans la vape. Lost Vape Centaurus est devenue une marque dans la marque, au point que les revendeurs français lui consacrent une catégorie entière. Le revers, c’est un catalogue devenu touffu, où des versions successives cohabitent en rayon sans que rien ne signale clairement laquelle est la plus récente. Faire le tri s’impose avant d’ouvrir son panier.
Lost Vape Centaurus : ce que recouvre le nom aujourd’hui
Centaurus n’est pas un appareil mais une famille. Elle regroupe des box à accus 18650, une déclinaison connectée en Bluetooth, un clearomiseur maison, un pod à cartouches et une série d’accessoires interchangeables.
Le point commun tient au format et à la philosophie : des boîtiers à accus remplaçables, une molette multifonction en guise d’interface, et des portes latérales que l’on change pour modifier l’apparence de la box.
Ce qui distingue les références entre elles se joue sur trois axes : le nombre d’accus, la puissance maximale, et la présence ou non d’une connectivité. Tout le reste relève de la finition.
Les box à accus, colonne vertébrale de la gamme
C’est le coeur historique du catalogue, et de loin la part la plus visible en boutique. Deux formats structurent l’offre, avec pour chacun une révision plus récente venue s’ajouter sans remplacer la précédente.
Le format mono-accu
Le M100 fonctionne avec un seul accu 18650 et plafonne à 100 W. C’est le choix des vapoteurs qui trouvent une box bi-accu trop encombrante et qui ne montent jamais au-delà de 60 ou 70 W.
Le compromis est clair : moins d’autonomie, moins de poids. Sur une utilisation en tirage restrictif ou en sub-ohm modéré, la limite de puissance ne se rencontre jamais.
Le format bi-accu
Le M200 double la mise avec deux accus 18650 et une puissance annoncée à 200 W. Ses dimensions restent contenues pour la catégorie, autour de 145 mm de haut pour 56,7 mm de large et 26,9 mm d’épaisseur sur la révision V2.
Le châssis accepte les atomiseurs jusqu’à 26 mm de diamètre, une valeur qui couvre la quasi-totalité des clearomiseurs du marché sans débord visible sur le plateau.
La déclinaison connectée
Le BT200 reprend la base bi-accu et y ajoute une liaison Bluetooth, qui permet de piloter certains réglages et l’apparence de l’écran depuis un téléphone. C’est la référence la plus chère de la famille.
L’intérêt réel dépend de l’usage. Ceux qui règlent leur puissance une fois pour toutes n’y trouveront rien d’indispensable, là où les amateurs de personnalisation y verront le principal argument de la gamme.
Le chipset Quest et les portes interchangeables
Deux éléments techniques reviennent d’une référence à l’autre et méritent d’être compris, parce qu’ils expliquent la longévité commerciale de la série.
Le chipset Quest, en version 2.0 sur les révisions récentes, gère les modes de chauffe. Sur les M200 V2, deux modes sont annoncés : un mode Power classique et un mode DIY qui laisse construire sa propre courbe de puissance. Cette seconde option reste rare à ce niveau de prix.
Les portes latérales, elles, se démontent. C’est un détail cosmétique, mais il crée un marché secondaire d’accessoires et prolonge la durée de vie perçue de la box, puisqu’un boîtier marqué se rafraîchit sans être remplacé.
Le piège des versions qui cohabitent
Voici le point que les fiches produit ne signalent presque jamais. Chez un revendeur français, on trouvait récemment côte à côte le kit M100 V2 à 59,90 euros, le M200 à 64,90 euros, le M200 V2 à 72,90 euros et le BT200 à 79,90 euros, sans hiérarchie explicite entre les révisions.
Un acheteur pressé peut donc payer plus cher une version antérieure, simplement parce qu’elle porte un numéro plus élevé dans le nom du modèle. La logique de nommage mélange le format, la puissance et la génération dans une même chaîne de caractères.
La parade tient en une habitude : repérer la mention V2 dans l’intitulé exact, et vérifier le clearomiseur fourni, qui diffère entre les générations de kits. La même confusion de nommage traverse l’autre famille maison, comme le montre notre point sur la gamme Lost Vape Thelema.
Ce que change la révision V2 du Centaurus Lost Vape
La question revient à chaque achat, puisque les deux générations cohabitent en rayon. Trois éléments distinguent concrètement un kit Centaurus Lost Vape en V2 des modèles d’origine, et le châssis n’en fait pas partie.
Le chipset annoncé est un Quest 2.0, avec un mode Power classique et un mode DIY de courbe personnalisée. La puissance maximale ne bouge pas et reste donnée à 200 W sur le format bi-accu.
Le kit V2 est livré avec le clearomiseur Centaurus Sub Ohm V2 et des résistances UB Max, là où la génération précédente s’appuyait sur la première version du tank. C’est là que se concentre l’essentiel de la différence ressentie au quotidien.
Conséquence pratique pour un possesseur de première génération : acheter le clearomiseur seul capte l’essentiel du bénéfice, pour une fraction du prix du kit complet. Le remplacement du boîtier ne se défend que si le port USB-C ou le pas de vis 510 fatigue.
Au-delà des box : tank et pod
La famille ne se limite pas aux boîtiers. Le clearomiseur Centaurus Sub Ohm, dans sa version V2, propose un réservoir de 5 ml, un remplissage par le haut et un réglage d’air supérieur, avec des résistances UB Max en 0,15 et 0,30 ohm.
Plus surprenant, un pod à cartouches porte également le nom Centaurus. Il s’agit d’un format bien plus compact, sans accu remplaçable, qui n’a de commun avec les box que l’appellation commerciale.
Cette extension du nom vers un segment très différent est révélatrice d’une pratique courante dans le secteur : une gamme qui fonctionne sert de véhicule à des produits qui n’ont pas grand-chose à voir avec elle.
Comment choisir dans la gamme Lost Vape Centaurus
Le raisonnement le plus fiable part de l’usage, jamais de la fiche technique. Trois questions suffisent le plus souvent à trancher.
Quelle puissance utilisez-vous réellement au quotidien ? En dessous de 70 W, le format mono-accu suffit et allège l’ensemble. Au-delà, ou si vous vapotez beaucoup, le bi-accu évite les recharges à répétition.
Avez-vous déjà des accus et un chargeur externe ? Si non, ajoutez ce budget au prix affiché, car les accus ne sont jamais fournis avec les kits. Enfin, la personnalisation logicielle vous intéresse-t-elle vraiment, ou est-ce le prix qui prime ?
FAQ
Les accus sont-ils fournis avec les kits Centaurus ?
Non. Les box à accus 18650 sont systématiquement vendues sans accus par les revendeurs français. Il faut prévoir deux accus pour un modèle bi-accu, achetés par paire et utilisés ensemble.
Peut-on recharger les accus directement par le port USB-C ?
C’est possible, mais un chargeur externe reste préférable pour équilibrer la charge des deux accus et préserver leur durée de vie. La charge par USB gagne à rester occasionnelle.
Les portes latérales sont-elles compatibles entre les modèles ?
Elles se démontent sur les box conçues pour, mais la compatibilité dépend du format du châssis. Une porte de modèle bi-accu ne se monte pas sur un boîtier mono-accu.
Que signifie le mode DIY du chipset ?
Il permet de définir une courbe de puissance dans le temps, en réglant l’intensité délivrée seconde par seconde pendant la bouffée. C’est un réglage avancé, inutile pour un usage simple.
La gamme est-elle encore approvisionnée en France ?
Les principales enseignes spécialisées listent toujours plusieurs références de la famille, kits comme box seules, avec les résistances et pièces détachées correspondantes.
Lost Vape Centaurus : une gamme large qui demande de la méthode
La longévité de Lost Vape Centaurus est son atout et son piège. Atout, parce que les pièces détachées et les résistances restent faciles à trouver des années après l’achat. Piège, parce que le catalogue empile des générations sans les hiérarchiser clairement pour l’acheteur.
Un peu de méthode suffit à s’y retrouver : identifier le format, vérifier la révision, chiffrer le coût des accus. Le reste relève des préférences de chacun, et c’est très bien ainsi.
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